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(Not) a love song

Création en juin 2007 au festival Montpellier danse

conception et scénographie : Alain Buffard

avec Miguel Gutierrez, Vera Mantero, Claudia Triozzi, et Vincent Ségal ou Sébastien 
Martel

adaptation musicale : Vincent Ségal

lumière : Yves Godin

costumes :
Miguel Gutierrez est habillé par Yohji Yamamoto et Casey-Vidalenc
Vera Mantero par Chanel
Claudia Triozzi par Christian Lacroix
Vincent Ségal porte une veste Casey-Vidalenc

photographie : Marc Domage

direction technique : Christophe Poux, Nicolas Barrot

régie son
 : Félix Perdreau

régie lumière : Thalie Lurault

réalisation des fauteuils : Claire Vaysse

remerciements :

Nous remercions tout particulièrement :
Alain Ménil, pour ses précieux conseils dramaturgiques, et pour avoir cru à ce
projet quand plus personne n'y croyait,
Olivier Saillard, pour son attention, son sens de l'élégance et son aide décisive.

Nous remercions vivement  :
Chanel, Casey-Vidalenc, Christian Lacroix, Yohji Yamamoto,
Coralie Gauthier, Jean-Philippe Pons, Pascal Brault, Sanaz Givili, Laëtitia Allal

ainsi que  :
Jean-Marc Urréa, le Théâtre National de Strasbourg, Juana-Helena Rodriguez et
Sara Sugihara pour les traductions, Antje Kuhlebert, Marie-Claude Magne,
l'équipe technique de Bonlieu

production : PI:ES
coproduction : Festival Montpellier Danse 2007, Festival d'Automne à Paris,
Les Spectacles vivants - Centre Pompidou, Centre chorégraphique national de
Montpellier Languedoc-Roussillon - programme ReRc, Centre de Développement
Chorégraphique de Toulouse Midi-Pyrénées (accueil studio), L'échangeur ­ Fère
en Tardenois, Tanzquartier - Vienne

avec le soutien de la Ménagerie de Verre / Studiolab, Bonlieu - scène nationale
d'Annecy, Pôle Sud - Strasbourg


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Qui sont-elles ? Nul n'oserait trop s'aventurer.
Mais le savent-elles elles-mêmes ?
Entre le passé qu'elles prétendent avoir eu, et la vie rêvée qu'elles ont
conspiré à se raconter, la barrière est mince. Elles ont été stars, elles ont
connu les plus grands, mais elles pourraient être aussi d'incurables lectrices des
potins de la gloire sur papier glacé. Elles ont été inoubliables, mais on ne les
reconnaît plus. Elles sont, ou croient l'être, Maria Felix et Dolorès del Rio  ;
comme elles pourraient prétendre, et avec la même assurance, avoir été Bette
Davis, Marlène Dietrich, Gena Rowlands, Gloria Swanson. Peu importe si le temps
déraille à l'occasion - c'était au siècle dernier. Peut-être qu'elles sont tout
simplement des cousines sophistiquées de Solange et Claire qui, chaque soir que
Genet le veut, se projettent en Madame. Qu'elles aient fait du cinéma, ou se
fassent tout un cinéma, personne n'y prête garde : le Fan est là, tombé d'on ne
sait où, qui leur permet d'y croire.

Car il suffit d'un rien  : quelques accessoires, un peu de shantung ou de crêpe
marocain. Mais, ingrédients indispensables, il faut une petite robe noire, et
beaucoup de pep. Ou de humm. Elles en ont, du humm, et à revendre. Elles
pestent et râlent. Mais avec du chic sans chiqué. Elle pètent les plombs ? Oui,
mais en musique. Nos demoiselles ne sont pas de Rochefort ? Elles n'ont peut-être
pas été vues à Venice ou à Macao ? Pas grave ­ elles ont bourlingué en chanson
et en cinéma. Elles sont passées par "Hambourg, Santiago, Whitechapel. Bornéo".
Elles pourraient être amères de n'avoir pas connu Sunset Boulevard  ; mais plutôt
que d'avoir la sagesse d'acclimater la douleur, elles en jouent avec l'énergie
joyeuse des désespérés. Pour cela, la complicité de leur fan, et de leur vieil ami
musicien leur permet d'échapper, au moins ce soir, aux prosaïques vies mutilées
qui sont notre sort commun.

Qui n'a jamais aimé une chanson au point de l'associer étroitement au plus
intime de son existence ? Tel est l'immense pouvoir de certaines chansons, que
d'exprimer la densité compacte de la vie, avec toute la rage et la tendresse
que nous mettons à vivre. Certaines sont aussi rigoureuses qu'une tragédie
classique, quand d'autres, plus volubiles, se prêtent à l'exploration nomade de
leur univers. Mais toutes, ici, tissent étroitement la trame d'une dramaturgie qui
passe d'abord par les affects.

(Not) a Love Song 
­ ou les jeux croisés du théâtre, de la musique et de la
danse. Car si le monde n'est pas toujours une scène, c'est bien sur la
scène que tous ensemble ils en font entendre la rumeur ­ et la gravité.


Alain Ménil
juin 2007

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chansons
déroulé

I wanna be your dog, Iggy Pop
Des orchidées au clair de lune, Carlos Fuentes, extraits
Femme fatale, Lou Reed
It's A Man's Man's World, James Brown
Des orchidées au clair de lune, Carlos Fuentes, extraits
Die Ballade von der sexuellen Hörigkeit, Bertolt Brecht / Kurt Weill
Be my husband, Nina Simone
She's lost control, Joy Division
La Macorina, Alfonso Camín / Chavela Vargas
You're my thrill, Jay Gorney
Des orchidées au clair de lune, Carlos Fuentes, extraits
I'll be your mirror, Lou Reed
Fame, David Bowie
Moi, J'm'Ennuie, Camille François / Wal Berg)
This is not a love song, John Lydon / Bill Levene / Martin Atkins
(Public Image Limited)
La Macorina, Alfonso Camín / Chavela Vargas
All tomorrow's parties, Lou Reed
Je ne t'aime pas, Maurice Magre / Kurt Weill

Des orchidées au clair de lune, Carlos Fuentes, est publié chez
Gallimard, collection Le manteau d'Arlequin, traduction française de Céline Zins, 1984

sources cinématographiques


- Marlene Dietrich dans Der blaue Engel, 1929 (L'Ange bleu), Morocco, 1930 (Coeurs
brûlés), Dishonored
, 1930 (Agent X27) et Blonde Venus, 1932 de Joseph von
Sternberg

- Rosalind Russell, Joan Crawford dans The Women, 1939 de George Cukor

- Gloria Swanson dans Sunset Boulevard, 1950 (Boulevard du crépuscule) de Billy
Wilder

- Cyd Charisse dans The bandwagon, 1953 (Tous en scène) de Vincente Minnelli

- Kay Thompson dans Funny Face, 1956 (Drôle de frimousse) de Stanley Donen

- Bette Davis dans What ever happened to Baby Jane ?, 1962 (Qu'est-il arrivé
à Baby Jane ?
) et Hush Hush, Sweet Charlotte !, 1964 (Chut... Chut, chère
Charlotte
) de Robert Aldrich

- Beryl Reid dans The Killing of Sister George, 1968 (Faut-il tuer Sister George ?)
de Robert Aldrich

- Monica Vitti dans L'Eclisse, 1962 (L'Eclipse) de Michelangelo Antonioni

- Vanessa Redgrave, David Hemmings dans Blow up, 1966 de Michelangelo
Antonioni

- Margrit Carsten, Hanna Schygulla, Irm Hermann dans Die bitteren Tränen der Petra
von Kant
, 1972 (Les larmes amères de Petra von Kant) de Rainer Werner Fassbinder

- Rosel Zech dans Die Sehnsucht der Veronika Voss, 1981 (Le secret de Veronika
Voss
) de Rainer Werner Fassbinder

- Gena Rowlands dans Opening Night, 1978 de John Cassavetes

- Valentina Cortese dans The End (teleteatro) - An Embroidered Trilogy, 1999 de
Francesco Vezzoli